FRANCE-SOIR. Parlez-nous du Bug.
ARIÉ ELMALEH. L'histoire se déroule dans les bureaux d'une entreprise. J'y interprète le rôle d'un employé qui craint d'être muté. Il décide d'interroger son patron sur son avenir. Cette question va générer tout un tas de perturbations sur le fonctionnement de l'entreprise. La pièce a pour mérite de plonger le spectateur dans un univers décalé, un peu étrange.
C'est un sujet totalement d'actualité....
C'est vrai. Pourtant, la pièce a été écrite en 1984. En ce moment, la politique nous bassine au quotidien avec le thème de la transparence. C'est en quelque sorte le sujet de la pièce. Chacun se défend comme il peut lorsqu'il a peur de perdre son job.
Auriez-vous pu vivre dans le milieu confiné d'une entreprise ?
Je ne pense pas. C'est un peu prétentieux de répondre ainsi alors que certaines personnes n'ont pas d'autres choix, mais pour ma part, je ne supporte pas de rester en place. J'aime le changement. Dans le métier d'acteur, il y a toujours une part d'imprévu. Je suis conscient que c'est un luxe. Vous êtes connu pour vos rôles au cinéma.
Est-il selon vous plus difficile de percer au théâtre qu'au cinéma ?
Je n'aime pas vraiment le mot « percer ». Lorsqu'on est comédien, il faut se remettre en question quotidiennement. Il y a un nombre infini de portes à franchir avant d'être reconnu. Ce n'est pas comme si l'on perçait un trou dans un mur et que l'on arrivait directement à notre but.
Où prenez-vous le plus de plaisir : sur scène ou sur un plateau de cinéma ?
Je m'amuse plus facilement au théâtre. Je m'y sens plus libre. Le cinéma reste un univers mystérieux.
Est-ce difficile de se laisser diriger lorsque l'on a déjà mis en scène une pièce ?
Au théâtre, il est difficile d'être à la fois comédien et metteur en scène. J'éprouve un certain plaisir à me laisser diriger. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir des idées.
...Souffrez-vous de la comparaison avec votre frère, Gad Elmaleh ?
La comparaison est un réflexe humain. Moi-même lorsque je vois des frères et s½urs je suis fasciné par leurs ressemblances et leurs différences. Si à mes débuts on a pu me comparer à Gad, aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
Aimeriez-vous faire du one-man-show ?
C'est une chose que je ne me suis jamais interdit. Mais je n'en éprouve pas le besoin. Je me sens plus à l'aise en me cachant derrière un personnage qu'en me dévoilant personnellement.
